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Catholille - La Tradition catholique à lille

La tenue du Dimanche...

Publié le 17 Février 2015 par lerosaire in COMBAT ANTI-MODERNISTE

 

Fut un temps, pas si lointain encore, où chacun mettait son point d’honneur à se vêtir autrement que d’ordinaire pour le dimanche. De là est né le mot : s’endimancher. Le dimanche : un jour pas comme les autres, le premier de la semaine, celui qui fait référence à la Résurrection, celui du repos après une semaine de labeur, celui bien sûr du culte dû à Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

« À tout Seigneur tout honneur ». C’est en raison de ce principe que l’habit du dimanche est plus soigné que celui des autres jours. Tous les membres de la famille, depuis les parents jusqu’aux plus jeunes, cherchent à se mettre bien. La veille, on cire les chaussures, on repasse les vêtements, on les installe pour qu’ils soient prêts à être mis sur soi le matin du grand jour, le jour du Seigneur.

 

Le dimanche, tout est fait en fonction du culte à rendre à Dieu et donc la vie de l’âme n’est pas négligée : le missel est préparé, chacun s’enquiert de savoir quel est le dimanche qui sera célébré. Ce n’est pas en arrivant à l’église qu’on se demande quel jour c’est ! Les pages sont feuilletées parfois jusqu’à l’épître passée…

 

Même la table n’est pas délaissée. Le chef de famille sort de sa cave le vin qui s’accommodera avec les mets préparés par son épouse. Le couvert est différent des autres jours : la nappe est installée pour y recevoir les belles assiettes et les verres de fête. C’est dimanche !

 

En un mot, le dimanche est un jour à part : celui du Seigneur adoré, celui de la famille paisiblement réunie.

 

La société avec ses coutumes change et il est regrettable de laisser tomber, je ne dis pas la Messe à laquelle on n’aurait pas même l’idée - du moins dans nos familles - de ne pas se rendre, mais du moins le « décor » qui entoure le dimanche. Combien de chefs de famille, de messieurs, ont une mise négligée : mal rasés, en jean-baskets, la chemise ouverte, sans veste ni cravate bien sûr, le pull posé sur les épaules et les manches de ce pull faisant un noeud autour du cou. Le bermuda remplace parfois même le pantalon en été. Attention à la négligence, messieurs…

 

Voyez, j’ai parlé des hommes avant d’aborder la tenue des dames ! Qu’elles n’imaginent pas un oubli de ma part ! Elles savent les exigences de l’Église ; nos chapelles ont des panneaux d’affichage discrets qui rappellent les normes. Certaines dames et jeunes filles feignent d’ignorer ces prescriptions, jugées sans doute mesquines et étriquées, le Bon Dieu étant au-dessus de tout cela ! Si elles ne sont pas majorité, leur attitude désinvolte n’est pas pour autant celle de la soumission et de l’obéissance aux sages prescriptions de l’Église.

 

Faisant oeuvre d’éducation, non pas simplement parce que nous sommes dans une école, mais parce que tout prêtre a cette mission et d’instruire et d’éduquer, je rappelle à tous que ces choses jugées peut-être petites et dérisoires par rapport au grand combat que nous menons pour le maintien de la Foi est plus important qu’il n’y paraît.

 

Voulez-vous un exemple illustrant mon propos ? La soutane n’est certes pas l’élément essentiel du sacerdoce, et pourtant c’est le signe extérieur du prêtre et un rempart contre l’affaiblissement de sa vie intérieure. Le prêtre n’est pas homme du monde, bien que vivant dans le monde. Ainsi, le chrétien qui s’habille mieux le dimanche qu’en semaine, qui fait un effort pour que ce jour soit autre sur tous les plans ne perdra pas de vue la sanctification du Jour du Seigneur. Si l’habit ne fait pas le moine, il y contribue. Il est bon de s’endimancher un peu, non pas par vanité, mais par souci d’honorer Dieu.!

 

Abbé Dominique Rousseau

Extrait du L'Etoile du Matin n° 174 de juin 2010

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